Il n’y avait vraiment plus de grain à moudre !

 

Cette 5ème séance de négociation sur le sujet aura bien été conclusive comme l’avait annoncé la direction. Son intérêt restera de fait bien maigre, la seule ambition voulue par notre interlocuteur Éric Saltiel, membre du directoire, étant d’ajuster la rédaction en s’assurant de sa bonne compréhension.

Quelques avancées ont toutefois été obtenues suite aux interventions de la délégation SU-UNSA :

Le projet d’accord fixe au 1er semestre 2024 le lancement du test. Éric Saltiel refusant de réduire cette période au 1er trimestre, notre délégation a proposé et obtenu que la phase de test et son bilan serait aboutie au plus tard pour le 31 décembre 2024.

Faute d’indication d’une durée précise du test, cette précision non négligeable, inscrite dans l’accord, permet d’afficher une perspective de mise en place du télétravail pour les fonctions commerciales au cours du 1ersemestre 2025… bien évidemment sous réserve que le bilan du test soit positif, ce dont nous ne doutons pas.

Le projet d’accord prévoit la possibilité pour le manager de suspendre de télétravail sur une période d’1 an un salarié n’ayant pas respecté certaines règles définies pour l’accord.
Notre délégation considère que l’absence totale d’encadrement et de procédure dans la décision d’une telle sanction – suspension de télétravail pour 1 an – ne respecte pas le droit à se défendre du salarié concerné.
Aussi nous avons exigé qu’un minimum de formalisme soit inscrit dans l’accord afin d’éviter le risque de « délit de sale gueule » dont pourrait se sentir victime un « suspendu ».
Éric Saltiel a entendu notre requête et accepté d’intégrer dans l’accord la mise en place d’un entretien contradictoire entre la DRH et le salarié avant qu’une suspension de télétravail soit envisagée.

Voilà pour les avancées obtenues lors de cette dernière séance.

Le bilan général de cette négociation est le suivant :

A ce stade nous attendons la version finalisée du projet d’accord qui sera ouvert à la signature. Chaque organisation syndicale devra se positionner dans les prochains jours.
En cas de signature, l’accord pérenne entrerait en vigueur au 1er janvier 2024. D’ici là, un avenant prorogera l’accord actuel jusqu’à cette date, garantissant ainsi la continuité de son application pour les fonctions support.

Certes au terme de ces négociations plusieurs des revendications portées par le SU-UNSA n’ont pas été satisfaites.
Cela vaut notamment pour le nombre de jours flottants avec 24 obtenus pour 40 demandés, mais au total on obtient la reconduction du quantum existant.
Cela vaut aussi pour l’accès au télétravail aux salariés de la BDD, mais d’un véto catégorique il y a encore 10 jours nous avons obtenu la mise en place d’un test porteur de réelles perspectives.
Cela vaut enfin pour la non obtention du versement aux télétravailleurs d’indemnités de télétravail.

Pour le SU-UNSA, notre conclusion est que, par rapport à l’accord à durée déterminée signé en 2020 qui concernait les seules fonctions support, ce projet d’accord pérenne apporte des réponses, même si elles restent partielles, à notre objectif de contribuer, par le télétravail ouvert au plus grand nombre et le travail nomade, à l’amélioration de la qualité de vie au travail des salariés de la CEGEE en permettant un meilleur équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle.  

La délégation SU-UNSA : JeanDavid CAMUS , Antoine CHAPPAT, Philippe DIDIER